Jean-Marc Jancovici a répondu à certaines des questions des abonnés de sa page Facebook via un live le 6 décembre 2018.
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Le samedi 1er décembre est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de France. Les « Gilets Jaunes », c’est à dire le peuple de France ayant brisé le vieux carcan gauche-droite, s’est soulevé et a investi, entre autre, l’arc de Triomphe à Paris. Il s’agit bien ici d’une révolte jaune – pacifique mais qui ne se laisse pas malmener par la police – à laquelle vous convie Vincent Lapierre et l’équipe du Média pour Tous, présents ce jour là au cœur des événements.
La situation à Arzano, un petit village de Bretagne, est très tendue. La commune est coupée en deux sur une question brûlante : l’accueil des migrants. En effet la préfecture a décidé en catimini de l’installation d’un CAO, c’est-à-dire d’un « centre d’accueil et d’orientation », dans l’ancienne gendarmerie. Mais une partie des habitants, inquiets de cette installation à 50 mètres de l’école, n’entend pas se laisser faire. Ils vont profiter d’une réunion d’information organisée par le maire du village, Anne Borry, pour exprimer leur mécontentement. Vincent Lapierre et son équipe étaient sur place.
Le 17 novembre se déroulait dans toute la France des manifestations de « gilets jaunes » marchant contre la hausse des prix de l’essence, mais plus généralement contre la fiscalité trop lourde et les multiples réformes du gouvernement conduisant au moins-disant social. « Macron, démission ! », c’est le slogan que l’on pouvait entendre aux quatre coins de la France mais également à Paris, où notre équipe du Média pour Tous a pu suivre ces Français à bout de nerfs.
Le samedi 24 novembre, des gilets jaunes de toute la France se donnaient rendez-vous à Paris, sur les Champs Elysées, pour exprimer une nouvelle fois leur colère à l’encontre de Macron et de ses réformes anti-peuple. L’occasion pour notre reporter anonyme de capter d’impressionnantes images de ce qui ressemble de plus en plus à une révolte populaire.
Quel sera l’avenir de ce mouvement pour l’instant hors de contrôle des apparatchiks habituels ?
Les Gilets Jaunes se laisseront-ils diviser par le rouleau compresseur médiatique aux ordres du pouvoir ?
Les théories de l’effondrement ont le vent en poupe. Télévision, presse, médias en tout genre, consacrent de plus en plus de sujets à « l’effondrement ».
Mais l’effondrement de quoi, d’abord ? Dans leur ouvrage “Comment tout peut s’effondrer” (2015), Pablo Servigne et Raphaël Stevens documentent l’hypothèse selon laquelle notre civilisation pourrait « s’effondrer » dans les années ou décennies à venir. Depuis lors, la question de l’effondrement est fortement associée à la « collapsologie », néologisme fondé sur le terme anglais « collapse » (effondrement), qui serait l’étude transdisciplinaire des systèmes complexes en effondrement. Les théories de l’effondrement sont-elles crédibles ? Qu’apporte la collapsologie ? Quelle importance accorder aux récits collectifs sur notre civilisation, et sur son effondrement possible ?
Emmanuel Hache est chercheur associé à l’IRIS, et porteur du projet GENERATE (Géopolitique des Énergies Renouvelables et Analyse Prospective de la Transition énergétique).
Vincent Mignerot est écrivain, chercheur indépendant, fondateur et président d’honneur de l’association Adrastia.